La chasse à l'enfant continue

Publié le par Résistance Citoyenne

Je fais suivre un message d’un membre du collectif Asile sur les dernières nouvelles de Clémenceau.

 

DERNIERE MINUTE : la chasse à l’enfant continue, la police a tapé à 6h du matin aujourd’hui à la porte des familles avec enfants logées dans des hôtels.

 

Depuis jeudi, il a fallu batailler sur tous les fronts.

 

 Jeudi soir, après l'expulsion : 7 familles de la Maison Grise ont été prises en charge par les services de l'Etat. 9 autres ont fait l'objet de l'accueil par les uns et les autres (compatriotes des demandeurs d'asile, citoyens et associations du Collectif). Aujourd'hui, on en est toujours là. Et il faut absolument que ces familles retrouvent le chemin de l'hôtel dont elles ont été chassées par le Préfet.

On lui rappellera utilement les dernières déclarations du Secrétaire d'État au logement et l'existence, entre autres normes légales, d'un Code de l'Action Sociale des familles (art L 345.2).

 

« Nous » leur assurons, à ces 9 familles, des nuits correctes, des matins qui permettent aux enfants d'aller à l'école, des journées au chaud. Cela a un coût et nous pouvons l'assumer grâce à un incroyable élan de solidarité des citoyens et des associations. 

 

C'est dans ce contexte qu'ont eu lieu les deux belles manifestations de samedi et dimanche (photos à venir). Samedi, c'était pour protester et l'avenue Jean Médecin s'en souvient qui a vu défiler un peuple de citoyen-ne-s solidaires. Dimanche, on a voulu profiter de la présence des élus et représentants de la Préfecture à la basilique Notre-Dame qui était en fête après la rénovation de sa façade. Un membre du collectif et une demandeuse d'asile avec son bébé dans les bras ont tous les deux été embarqués par la police à la caserne Auvare sans, nous semble-t-il, de justification valable. Les deux ont fort heureusement quitté les locaux de la Police assez vite. On était plusieurs dizaines devant l'église, munis d'une banderole « nous les prenons sous notre protection ». Pas un cri, pas un slogan. Le silence d'une présence et juste une minute au mégaphone pour saluer les personnes présentes ce jour là et appeler leur solidarité autour des situations qui nous mobilisent depuis le début de l'année. Du reste, il n'y eut pas d'invectives de la part des fidèles (certes surpris) en direction des militant-e-s venu-e-s les informer. Voilà tout.

 

Un récit plus détaillé, des liens et des photos des manifestations à venir.

Publié dans demandeurs d'asile

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